Archive de la catégorie «...au Ciné»

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I feel Good – Une leçon de vie !

Mercredi 7 janvier 2009

Eileen a 92 ans. Au devant de la scène, les yeux pétillants, elle entame les premières mesures de “Should I stay or should I go”. C’est toute l’âme de la chorale Young@Heart, un petit groupe de personnes âgées dirigé par Bob Cilman. Ils ne savent pas utiliser un CD, ne connaissent que le classique, mais chantent des tubes rock et punk. Ils chantent pour rester jeunes, ils sont jeunes parce qu’ils chantent. Du haut de leur moyenne d’âge de 80 ans, ils vivent pour l’adrénaline des concerts, les rires de l’auditoire, les applaudissements du public.

I Feel Good offre une leçon de vie des ces vieux-jeunes. Une vie pleine de dynamisme et d’énergie. Et lorsque les années rattrapent certains membres, c’est en chantant qu’ils partent, offrant le souvenir vibrant de ceux que la force de la musique a porté jusqu’au bout.

I Feel Good, c’est Eileen Hall, Bob Salvini, Fred Knittel, Stan Goldman, Steve Martin. C’est beau, drôle, touchant. C’est un enseignement.

Site web de la chorale : www.youngatheartchorus.com
Site web : www.foxsearchlight.com/youngatheart
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Louise-Michel – La vraie vie déjantée

Mercredi 7 janvier 2009

Louise-MichelElles sont arrivées un matin à l’usine et l’ont trouvée vide. Délocalisée. Puisque 2000 euro de prime de licenciement ne mènent pas loin, 10 ouvrieres décident de regrouper l’argent pour en faire quelque chose. Mais quoi ? Elles pourraient le mettre sur un compte, monter une pizzeria. Louise, elle, propose d’engager quelqu’un pour tuer le patron… De l’analphabète étrange au faux tueur maladroit, un univers loufoque s’étend à perte de vue.

Yolande Moreau et Bouli Lanners incarnent admirablement Louise et Michel, dans l’esprit Groslandais des réalisateurs Gustave Kervern et Benoît Delépine. Scènes improbables et passages déjantes s’enchainent selon un scénario presque farfelu si on ne savait qu’il est inspiré de faits réels.

Témoignage cru et sans détours du combat des petits contre la grosse Machine. Le message est universel, l’humour l’est moins. Des timbrés dans un univers codifié, un espace ‘vrai’ dans un monde de cinglés, un excellent moment dans une salle de ciné.

Site web : sur Allocine
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Sex and the City the Movie – Un Cosmo, un grand !

Jeudi 26 juin 2008

Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda. Vous les connaissez par coeur. Cela fait 10 ans que ces 4 là font le tour de nos petits écrans. La dernière saison fut la fin d’une ère pour de nombreux fans jusqu’à ce que les trend-setteuses fassent un retour en grand avec Sex and the City, the movie. Allez-y les filles, criez et tapez des pieds, vous le valez bien !

Elles sont rêveuses, impatientes, franches, paumées, sensibles, de mauvaise foi, coquettes, passionnées, amoureuses… la liste est longue, les analyses socialo-relationnelles peuvent l’être aussi. On les adore, elles nous énervent, dans tous les cas on s’y attache. On se retrouve dans chacune d’elle et surtout, on donnerait tout pour leurs vêtements, leurs chaussures, leur walk-in closet et leur emploi du temps.

Certains verront quelques des longueurs, d’autres n’en n’auront jamais assez. Toujours est-il que l’esprit est là, avec ce truc en plus qui convainc les plus réticents.

Le temps de 2h30 d’amour en vague-à-l’âme, c’est du fab, du frais, des élans du coeur et des discussions crues. Le tout corsé d’ironie et d’humour. Un cocktail digne d’un Cosmo !

Photos : Site officiel du film Sex and the City
Site web : www.sexandthecitymovie.com

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The Band’s Visit – Des détails touchants de vies

Vendredi 11 avril 2008

The Band's Visit - La Visite de la FanfareSi vous venez pour un film musical en fanfare, un essai sur les relations judéo-arabes ou une histoire d’amour passionnelle, vous repartirez déçus. Et pourtant c’est là, subtil, habile et délicat. Le film de Eran Kolirin est comme une bouffée d’air. Un air un peu chaud, un peu sec, qui sent le sable et la poussière.

The Band’s Visit est une tranche de vie poignante, celle de la fanfare de la police égyptienne, la Alexandria Ceremonial Police Orchestra. Un malentendu à l’arrivée en Israël envoie les huit musiciens, en route pour l’inauguration d’un centre culturel arabe, vers la mauvaise destination. Livrés à eux-mêmes sans le sou et le ventre vide, c’est là que commence la véritable histoire.

Dans une atmosphère pesante, malgré les différences et les réticences, un lien s’établit entre les membres de la troupe et leurs hôtes de fortune israéliens. Des dialogues rares, des contacts limités et peu d’actions pour plus de sens, plus de poids et de portée. Tout est un décalage constant qui transforme les rares moments d’harmonie en précieux instants de bonheur.

The Band's Visit - La visite de la fanfareLa musique s’associe aux silences en une douce mélancolie. Les plans fixes accentuent les performances justes et touchantes qui justifient les prix de Sasson Gabai (Tewfiq) et Ronit Elkabetz (Dina) de l’Académie israélienne du cinéma. Quant aux 24 autres récompenses et nominations, elles offrent à ce film une portée internationale légitime.

On va voir the Band’s Visit pour ce qu’il a à offrir. Un peu d’humanité, d’insignifiance et d’authenticité qui nous prennent au jeu de l’attente et de l’espoir. Un beau film.

The Band's Visit - La visite de la fanfare The Band's Visit - La visite de la fanfare

Photos : Shai Goldman – Site officiel du film The Band’s Visit (La visite de la fanfare)
Site web : www.thebandsvisit.com

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Dialogue avec mon jardinier – L’Amitié, la vraie

Lundi 17 mars 2008

Dialogue avec mon jardinierLui, il est parisien, c’est un artiste peintre. Une vie bancale, des relations instables le pèsent et chaque jour, marquent un peu plus son existence. En homme torturé à l’aube de la cinquantaine, il retourne dans sa France profonde, dans la maison de son enfance. Il rentre pour faire le point.

Lui, il posait des chemins de fer, maintenant il est retraité. Ca n’était pas un travail facile mais l’avantage avec la SNCF, c’est l’assurance santé qui est béton. En fait sa vraie passion, c’est le jardinage. D’ailleurs, s’il avait pu faire autre chose de sa vie, c’est ça qu’il aurait choisi. S’occuper de ses plants, faire une pause pour manger un hareng, la belle vie quoi.

Ces deux là sont des copains d’enfance, aux mêmes souvenirs de gamins. Ils ont pris des routes différentes pour se retrouver ici, par hasard. En toute simplicité, ils parlent de la vie, des choix qu’ils ont fait, des choses qu’ils ressentent. Ils sont simplement amis. En jardinier philosophe adepte du gros bon sens et en peintre accompli mais qui se cherche encore, Daniel Auteuil-Dupinceau et Jean-Pierre Darroussin-Dujardin nous font vivre des moments touchants, vrais et sincères. Dialogue avec mon jardinier est une petite tranche de vie à la confiture douce-amère dont on se délecte jusqu’à la dernière miette.

Dialogue avec mon jardinier Dialogue avec mon jardinier Dialogue avec mon jardinier Dialogue avec mon jardinier

Site web : Dialogue avec mon jardinier sur Allocine.fr

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Persépolis – L’Histoire d’une gamine aux yeux noirs

Jeudi 31 janvier 2008

C’est la fin des années 70. Marjane Satrapi, gamine espiègle aux grands yeux noirs, porte un regard innocent sur son monde. Nous pourrions être à Paris. Mais nous sommes à Téhéran, en Iran, et les préoccupations sont différentes.

C’est la révolution contre le Shah, puis la guerre contre l’Irak. Politique et religion assombrissent l’Histoire d’un pays qui se voulait progressiste. L’univers de Marjane, aux odeurs de jasmin, prend des relents de poudre à canons. Les libertés s’amenuisent alors que la petite grandit. Marjane l’ingénue nous emporte alors dans une large gamme de sentiments sous la bienveillance de sa grand-mère. Modèle d’intégrité et de raison, mordante et indépendante, celle-ci est une bouffée d’air dans le marasme ambiant.

Vous découvrez Persépolis, film d’animation en noir et blanc de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, tiré de la BD du même nom. Dans ce monde, les traits sont francs et entiers comme les personnages. Les décors se fondent en une nébuleuse bicolore où se mêlent humour, espoirs et promesses.

On en sort bousculé, avec mille et une questions. Loin des clichés et de la critique facile d’un régime ou d’une religion, Persépolis nous touche par sa justesse, ses demi-teintes et sa candeur. C’est une ode à la vie, universelle et poignante.

Site web : http://www.sonypictures.com/classics/persepolis/

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Le dîner de cons – Le plus con n’est pas celui que l’on croit…

Lundi 28 janvier 2008

Rédigé en novembre 2004 – cours de journalisme culturel – Université d’Ottawa

Hilarant, Le dîner de cons. Nominé 6 fois aux Oscars en 1999, le réalisateur français Jacques Veber illustre son film dans le paysage filmographique. A la limite du théâtre, Le dîner de cons est l’adaptation d’une pièce jouée plus de 600 fois. Son histoire est simple mais efficace.

Pierre Brochant (Thierry Lhermitte) invite Francois Pignon (Jacques Villeret) à un dîner de “cons”. Malheureusement, il se fait un tour de rein et est obligé de passer la soirée seul avec son drôle d’invité. Entre temps, Charlotte Brochant (Alexandra Vandernoot) appelle son mari Pierre pour lui annoncer qu’elle le quitte. Dès lors, François Pignon use et abuse de stratagèmes pour aider celui qu’il considère comme son nouvel ami. A chaque rebondissement, on découvre que le “con” n’est pas vraiment celui que l’on croit.

Un scénario élémentaire, un lieu quasiment unique et surtout une très belle brochette d’acteurs. Voilà les ingrédients. Chacun des personnages est formidablement bien joué. Jacques Villeret en particulier, est tout simplement parfait dans son rôle, tour à tour imbécile, touchant ou humain. De même que Daniel Prévost, en contrôleur des impôts, excelle à nous faire passer du rire aux larmes en un clin d’œil.

Tout comme les comédiens, la mise en scène est incroyablement dynamique. Rien n’est laissé au hasard. Entre quiproquos constants, jeux de mots permanents, retournements de situations et passages grotesques, impossible d’échapper au fou rire. Le dîner de cons est un de ces rares films débordant de surprises dont on ne se lasse jamais.

Site web : Le dîner de cons sur Allocine.fr