Archive de la catégorie «...au Musée»

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Musée canadien de la guerre – Aspirés par l’Histoire

Mercredi 19 mars 2008

Musée Canadien de la Guerre Ouvert en 2005, le musée canadien de la guerre frappe par la singularité de son architecture. Ca n’est cependant pas ce que l’on retient, car le meilleur est à venir. Ce musée est tout simplement exceptionnel.

Chaque section retrace les grandes guerres qui ont touché le Canada, depuis les premiers peuples. On s’imprègne de la colonisation, des guerres mondiales, de la guerre froide et on commente les chars et autres tanks grandeur nature…

Musée Canadien de la GuerreCe musée interactif fait appel aux sens. On nous propose de porter un casque de 1914. “Pourriez-vous le porter toute la journée ?” nous demande-t-on. On visionne des films, on examine des choses, on lit des commentaires, on écoute des témoignages… Tout est fait pour nous impliquer. On se sent aspiré par l’Histoire. Cet incroyable musée est d’une richesse et d’une réussite incomparable.

Musée Canadien de la GuerreAu bout du parcours, le niveau s’élève d’un cran. Je parlais d’interactivité, je parle maintenant d’interaction. On nous propose de mettre les choses en perspective. Partager des idées avec les grands de ce monde, par carte postale interposée. Penser au sens de l’Histoire. Réfléchir à notre rôle. Penser au déroulement de notre Histoire.

Captivant, ludique, étonnant, un musée qui donne l’exemple.

Musée Canadien de la Guerre                   Musée Canadien de la Guerre

Site web : www.warmuseum.ca

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La Grande Parade – Les artistes comme on ne les a jamais vu

Lundi 28 janvier 2008

Rédigé en octobre 2004 – cours de journalisme culturel – Université d’Ottawa

La Grande Parade, Portrait de l’Artiste en Clown a quitté la scène du Musée des Beaux-arts d’Ottawa le 19 septembre 2004. Dans cette exposition, Picasso côtoie Degas et Léger déviants sur un même thème, l’univers du cirque et du spectacle. La Grande Parade n’a pas de grand que son nom. Elle l’est d’abord grâce aux toiles signées de mains de maîtres. Mais elle l’est aussi grâce à son nombre de tableaux, plus de 175.

L’entrée majestueuse de l’exposition fixe le décor. La première pièce, à dominante rouge, est théâtrale, rappelant le fameux rideau de velours. C’est là que commence le voyage dans La Grande Parade. Les émotions ressenties varient au gré des neuf salles et de leurs tableaux. A chaque salle correspond un thème, et chaque thème crée une sensation nouvelle.

Aussi, le thème Parade, est magnifiquement illustré par deux tableaux aux idées contradictoires. D’abord, Le Grand Charivari de Dame Laura Knight offre un aperçu énergique et fourmillant du monde du cirque. Il montre une piste aux étoiles grouillant d’artistes et d’animaux en effervescence. La seconde toile immanquable est le très grand Grimaces et Misère (Les Saltimbanques) sur cinq panneaux de Fernand Pelez. A l’inverse du premier tableau, celui-ci porte un regard froid sur cette façade artistique. Le dernier tableau de l’exposition, Rideau de Scène pour Ballet “Parade” de Pablo Picasso, est véritablement le “clou du spectacle”. Cette impressionnante toile de dix mètres sur seize déborde de naïveté et de simplicité, comme un dernier moment de nostalgie.

Ainsi, on se laisse vite surprendre par une explosion de sentiments. On passe du comique au quasi-tragique, de passages regorgeant de vie à des moments sans fard ni mascarade. Nous sommes les témoins d’une remise en question permanente de l’artiste sous toutes ses formes. La Grande Parade, c’est le résultat d’un grand voyage au pays des artistes tels qu’on ne les a jamais vus.