Le port marchand qui s’étale sous le pont MacDonald barre l’entrée d’Halifax de poutres métalliques et de paquebots rouillés. Passé la froideur industrielle, les Historic Properties se dévoilent, sobres, presque austères. C’est dans la lumière de fin d’après-midi que les vieilles bâtisses révèleront le charme de leurs pierres ferriques donnant sur la baie, le long de Lower Water Street.
Ici, amarrés aux digues, les bateaux mal dégrossis lorgnent sur la réplique du Bluenose, la goelette de course ayant fait la gloire de la région dans les années 20. Les rares badauds font de même et profitent de la sérénité du lieu dans la fraîcheur du mois de mars.
Quelques blocs derrière la baie, des maisons aux jolies couleurs comme il se doit dans la région, et voilà le centre-ville. Le long de Barrington Street et Spring Gardens Road, se déroule un cortège de petits magasins, de bars et de restaurants. Juste assez pour flâner, trop peu pour se vanter et c’est avec plaisir que l’on y croise de nombreux promeneurs qui font vivre le quartier.
Mais qu’on ne s’y méprenne, la petite ville paisible ne manque pas de relief. Le vieux cimetière Old Burying Ground, les églises anciennes et autres Clock Tower nous racontent, bienveillants, les histoires de la ville. Quant à la Citadelle, juchée sur sa colline en centre-ville, elle nous offre le récit désuet des batailles anglo-françaises.
Une ville portuaire tranquille, dépouillée de tout faste, dans laquelle chacun flâne sans s’occuper du reste. Entre bâtiments insolites, calme des flots et sérénité ambiante, Halifax est une petite ville agréable sur laquelle le temps n’a pas d’emprise.

Site web : www.halifaxinfo.com


Ouvert en 2005, le
Ce musée interactif fait appel aux sens. On nous propose de porter un casque de 1914. “Pourriez-vous le porter toute la journée ?” nous demande-t-on. On visionne des films, on examine des choses, on lit des commentaires, on écoute des témoignages… Tout est fait pour nous impliquer. On se sent aspiré par l’Histoire. Cet incroyable musée est d’une richesse et d’une réussite incomparable.
Au bout du parcours, le niveau s’élève d’un cran. Je parlais d’interactivité, je parle maintenant d’interaction. On nous propose de mettre les choses en perspective. Partager des idées avec les grands de ce monde, par carte postale interposée. Penser au sens de l’Histoire. Réfléchir à notre rôle. Penser au déroulement de notre Histoire.


Lui, il est parisien, c’est un artiste peintre. Une vie bancale, des relations instables le pèsent et chaque jour, marquent un peu plus son existence. En homme torturé à l’aube de la cinquantaine, il retourne dans sa France profonde, dans la maison de son enfance. Il rentre pour faire le point.

Salle du théâtre Maisonneuve de Montréal, le 3 août 2007. Ambiance tamisée, 2 chaises et 2 micros, le spectacle sera intime. Thomas Fersen entre en scène avec son guitariste Pierre Sangra, les ukulélés à la main. Instrument principal, le duo y fera quelques incartades avec la mandoline, l’harmonica ou… le pipo !
C’est l’histoire de Pierre et le Loup. Dans la montagne de Rigaud, entre Ottawa et Montréal, se cache la cabane de Pierre. Construite de bois centenaire, authentique et robuste, elle se mêle à la forêt d’érables. Vers le mois de mars, Pierre, sa grosse barbe blanche et son air bourru quittent la cabane accompagnés d’une belle louve âgée de deux ans. Pierre fait des petits trous dans le bois et attache des seaux qui se remplissent goutte à goutte. Il collecte l’eau d’érable pour en faire un bon sirop. La cabane de Pierre à un nom, elle s’appelle la Sucrerie de la Montagne.
Mais le secret, c’est d’y aller avant ce remue-ménage. Quand il n’y a encore personne et que la louve vous accueille, majestueuse entre les arbres noirs dressés vers le ciel. C’est une entrée en matière comme il y en a peu. Dans la petite salle à manger, à côté des cuisines, vous dégusterez le fabuleux repas, comme les autres gourmands. Mais vous, vous aurez la compagnie de Pierre. Le bonhomme rude et charismatique, vous racontera comme il a roulé sa bosse et jouera de son allure atypique. Vous mangerez aux côtés de la louve, inquiétante mais familière. Dans la chaleur du feu de bois, vous vous émerveillerez de la magie de ce monde parallèle.
Superbe réplique d’une brasserie-restaurant parisienne vintage, le Métropolitain mèle le grandiose des miroirs imposants et l’arrogance des moulures dorées au charme discret de l’éclairage indirect et à la sobriété des tabourets de cuir sombre.
Quant au service, il est honnête, même si l’on regrette que les manières françaises ne soient pas de mise. A peine finie, l’assiette est ramassée et on nous parle en anglais, dommage. Cependant, empressés mais pas pressants, les serveurs sont de bon conseil et restent disponibles.
Jacques part en forêt avec son Maître. Pour aller où ? On ne le sait pas. Mais “est-ce que l’on sait où l’on va ?”.

Dimanche 10 septembre 2007, 20 heures. Le rideau du CNA se lève. Monsieur Charles Aznavour entre en scène. Triomphe dans la salle alors qu’il entame la première chanson. La main est tremblante, la voix affaiblie par l’âge. Quelques réglages de sons, le chanteur reprend.
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