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Aznavour, l’amour et le temps qui passe

Lundi 4 février 2008

Le Rideau du CNADimanche 10 septembre 2007, 20 heures. Le rideau du CNA se lève. Monsieur Charles Aznavour entre en scène. Triomphe dans la salle alors qu’il entame la première chanson. La main est tremblante, la voix affaiblie par l’âge. Quelques réglages de sons, le chanteur reprend.

Et la légende se révèle. Aznavour chante l’amour. Il chante le temps qui passe. Ses mélodies ont son âge et n’ont pas pris une ride. Amours immuables, jeunesse éternelle, à chaque chanson son histoire touchante que l’on connait par coeur. De refrain en refrain, la voix monte en puissance. L’homme retrouve ses vingt ans lors d’un duo avec sa fille à la voix de crystal. La salle danse joue contre joue avec lui. Transportée, elle offre une standing-ovation après seulement 1h10 de concert. Aznavour est majesteux.

Fin de spectacle, les premières notes de ‘La Bohème’ résonnent sous le piano. 2,400 spectateurs applaudissent. L’artiste entame la chanson un ton sous l’orchestre. Déconcentré, il oublie les paroles du second couplet. Professionnels, les musiciens reprennent la mélodie et soufflent les mots au chanteur, redevenu homme. Aznavour reprend avec l’assurance de l’expérience. La voix est puissante, les pas sont rhytmés. Le public debout applaudit à tout rompre quand le rideau se ferme.

Ses traits ont vieilli, bien sûr, sous son maquillage
Mais la voix est là, le geste est précis et il a du ressort.
Monsieur Aznavour, une légende sans âge
Il connait son métier, il a des idées, on y croit encore!