Elles sont arrivées un matin à l’usine et l’ont trouvée vide. Délocalisée. Puisque 2000 euro de prime de licenciement ne mènent pas loin, 10 ouvrieres décident de regrouper l’argent pour en faire quelque chose. Mais quoi ? Elles pourraient le mettre sur un compte, monter une pizzeria. Louise, elle, propose d’engager quelqu’un pour tuer le patron… De l’analphabète étrange au faux tueur maladroit, un univers loufoque s’étend à perte de vue.
Yolande Moreau et Bouli Lanners incarnent admirablement Louise et Michel, dans l’esprit Groslandais des réalisateurs Gustave Kervern et Benoît Delépine. Scènes improbables et passages déjantes s’enchainent selon un scénario presque farfelu si on ne savait qu’il est inspiré de faits réels.
Témoignage cru et sans détours du combat des petits contre la grosse Machine. Le message est universel, l’humour l’est moins. Des timbrés dans un univers codifié, un espace ‘vrai’ dans un monde de cinglés, un excellent moment dans une salle de ciné.
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Si vous venez pour un film musical en fanfare, un essai sur les relations judéo-arabes ou une histoire d’amour passionnelle, vous repartirez déçus. Et pourtant c’est là, subtil, habile et délicat. Le film de Eran Kolirin est comme une bouffée d’air. Un air un peu chaud, un peu sec, qui sent le sable et la poussière.
La musique s’associe aux silences en une douce mélancolie. Les plans fixes accentuent les performances justes et touchantes qui justifient les prix de Sasson Gabai (Tewfiq) et Ronit Elkabetz (Dina) de l’Académie israélienne du cinéma. Quant aux 24 autres récompenses et nominations, elles offrent à ce film une portée internationale légitime.


Lui, il est parisien, c’est un artiste peintre. Une vie bancale, des relations instables le pèsent et chaque jour, marquent un peu plus son existence. En homme torturé à l’aube de la cinquantaine, il retourne dans sa France profonde, dans la maison de son enfance. Il rentre pour faire le point.

C’est la fin des années 70. Marjane Satrapi, gamine espiègle aux grands yeux noirs, porte un regard innocent sur son monde. Nous pourrions être à Paris. Mais nous sommes à Téhéran, en Iran, et les préoccupations sont différentes.
Hilarant, Le dîner de cons. Nominé 6 fois aux Oscars en 1999, le réalisateur français Jacques Veber illustre son film dans le paysage filmographique. A la limite du théâtre, Le dîner de cons est l’adaptation d’une pièce jouée plus de 600 fois. Son histoire est simple mais efficace.
Un blog sur les sorties ciné, les restos, les festivals...