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Louise-Michel – La vraie vie déjantée

Mercredi 7 janvier 2009

Louise-MichelElles sont arrivées un matin à l’usine et l’ont trouvée vide. Délocalisée. Puisque 2000 euro de prime de licenciement ne mènent pas loin, 10 ouvrieres décident de regrouper l’argent pour en faire quelque chose. Mais quoi ? Elles pourraient le mettre sur un compte, monter une pizzeria. Louise, elle, propose d’engager quelqu’un pour tuer le patron… De l’analphabète étrange au faux tueur maladroit, un univers loufoque s’étend à perte de vue.

Yolande Moreau et Bouli Lanners incarnent admirablement Louise et Michel, dans l’esprit Groslandais des réalisateurs Gustave Kervern et Benoît Delépine. Scènes improbables et passages déjantes s’enchainent selon un scénario presque farfelu si on ne savait qu’il est inspiré de faits réels.

Témoignage cru et sans détours du combat des petits contre la grosse Machine. Le message est universel, l’humour l’est moins. Des timbrés dans un univers codifié, un espace ‘vrai’ dans un monde de cinglés, un excellent moment dans une salle de ciné.

Site web : sur Allocine
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Dialogue avec mon jardinier – L’Amitié, la vraie

Lundi 17 mars 2008

Dialogue avec mon jardinierLui, il est parisien, c’est un artiste peintre. Une vie bancale, des relations instables le pèsent et chaque jour, marquent un peu plus son existence. En homme torturé à l’aube de la cinquantaine, il retourne dans sa France profonde, dans la maison de son enfance. Il rentre pour faire le point.

Lui, il posait des chemins de fer, maintenant il est retraité. Ca n’était pas un travail facile mais l’avantage avec la SNCF, c’est l’assurance santé qui est béton. En fait sa vraie passion, c’est le jardinage. D’ailleurs, s’il avait pu faire autre chose de sa vie, c’est ça qu’il aurait choisi. S’occuper de ses plants, faire une pause pour manger un hareng, la belle vie quoi.

Ces deux là sont des copains d’enfance, aux mêmes souvenirs de gamins. Ils ont pris des routes différentes pour se retrouver ici, par hasard. En toute simplicité, ils parlent de la vie, des choix qu’ils ont fait, des choses qu’ils ressentent. Ils sont simplement amis. En jardinier philosophe adepte du gros bon sens et en peintre accompli mais qui se cherche encore, Daniel Auteuil-Dupinceau et Jean-Pierre Darroussin-Dujardin nous font vivre des moments touchants, vrais et sincères. Dialogue avec mon jardinier est une petite tranche de vie à la confiture douce-amère dont on se délecte jusqu’à la dernière miette.

Dialogue avec mon jardinier Dialogue avec mon jardinier Dialogue avec mon jardinier Dialogue avec mon jardinier

Site web : Dialogue avec mon jardinier sur Allocine.fr

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Thomas Fersen – Duo Ukulélé

Vendredi 14 mars 2008

Salle du théâtre Maisonneuve de Montréal, le 3 août 2007. Ambiance tamisée, 2 chaises et 2 micros, le spectacle sera intime. Thomas Fersen entre en scène avec son guitariste Pierre Sangra, les ukulélés à la main. Instrument principal, le duo y fera quelques incartades avec la mandoline, l’harmonica ou… le pipo !

Chansons récentes, refrains plus anciens, Thomas Fersen offre un mix de saveurs, goûtées en choeur par le public. L’artiste charme la salle de son humour tout en retenue. Demi-sourires, mots bien placés, il nous entraine dans un univers d’histoires insignifiantes, de contes féériques, de fables merveilleuses. Plus de deux heures de concert et deux rappels nous ont séduit. Thomas Fersen, un personnage à part, dans un monde à vivre…

Site web : Thomas Fersen sur le Label Tôt ou Tard

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Aznavour, l’amour et le temps qui passe

Lundi 4 février 2008

Le Rideau du CNADimanche 10 septembre 2007, 20 heures. Le rideau du CNA se lève. Monsieur Charles Aznavour entre en scène. Triomphe dans la salle alors qu’il entame la première chanson. La main est tremblante, la voix affaiblie par l’âge. Quelques réglages de sons, le chanteur reprend.

Et la légende se révèle. Aznavour chante l’amour. Il chante le temps qui passe. Ses mélodies ont son âge et n’ont pas pris une ride. Amours immuables, jeunesse éternelle, à chaque chanson son histoire touchante que l’on connait par coeur. De refrain en refrain, la voix monte en puissance. L’homme retrouve ses vingt ans lors d’un duo avec sa fille à la voix de crystal. La salle danse joue contre joue avec lui. Transportée, elle offre une standing-ovation après seulement 1h10 de concert. Aznavour est majesteux.

Fin de spectacle, les premières notes de ‘La Bohème’ résonnent sous le piano. 2,400 spectateurs applaudissent. L’artiste entame la chanson un ton sous l’orchestre. Déconcentré, il oublie les paroles du second couplet. Professionnels, les musiciens reprennent la mélodie et soufflent les mots au chanteur, redevenu homme. Aznavour reprend avec l’assurance de l’expérience. La voix est puissante, les pas sont rhytmés. Le public debout applaudit à tout rompre quand le rideau se ferme.

Ses traits ont vieilli, bien sûr, sous son maquillage
Mais la voix est là, le geste est précis et il a du ressort.
Monsieur Aznavour, une légende sans âge
Il connait son métier, il a des idées, on y croit encore!

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Persépolis – L’Histoire d’une gamine aux yeux noirs

Jeudi 31 janvier 2008

C’est la fin des années 70. Marjane Satrapi, gamine espiègle aux grands yeux noirs, porte un regard innocent sur son monde. Nous pourrions être à Paris. Mais nous sommes à Téhéran, en Iran, et les préoccupations sont différentes.

C’est la révolution contre le Shah, puis la guerre contre l’Irak. Politique et religion assombrissent l’Histoire d’un pays qui se voulait progressiste. L’univers de Marjane, aux odeurs de jasmin, prend des relents de poudre à canons. Les libertés s’amenuisent alors que la petite grandit. Marjane l’ingénue nous emporte alors dans une large gamme de sentiments sous la bienveillance de sa grand-mère. Modèle d’intégrité et de raison, mordante et indépendante, celle-ci est une bouffée d’air dans le marasme ambiant.

Vous découvrez Persépolis, film d’animation en noir et blanc de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, tiré de la BD du même nom. Dans ce monde, les traits sont francs et entiers comme les personnages. Les décors se fondent en une nébuleuse bicolore où se mêlent humour, espoirs et promesses.

On en sort bousculé, avec mille et une questions. Loin des clichés et de la critique facile d’un régime ou d’une religion, Persépolis nous touche par sa justesse, ses demi-teintes et sa candeur. C’est une ode à la vie, universelle et poignante.

Site web : http://www.sonypictures.com/classics/persepolis/

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Le dîner de cons – Le plus con n’est pas celui que l’on croit…

Lundi 28 janvier 2008

Rédigé en novembre 2004 – cours de journalisme culturel – Université d’Ottawa

Hilarant, Le dîner de cons. Nominé 6 fois aux Oscars en 1999, le réalisateur français Jacques Veber illustre son film dans le paysage filmographique. A la limite du théâtre, Le dîner de cons est l’adaptation d’une pièce jouée plus de 600 fois. Son histoire est simple mais efficace.

Pierre Brochant (Thierry Lhermitte) invite Francois Pignon (Jacques Villeret) à un dîner de “cons”. Malheureusement, il se fait un tour de rein et est obligé de passer la soirée seul avec son drôle d’invité. Entre temps, Charlotte Brochant (Alexandra Vandernoot) appelle son mari Pierre pour lui annoncer qu’elle le quitte. Dès lors, François Pignon use et abuse de stratagèmes pour aider celui qu’il considère comme son nouvel ami. A chaque rebondissement, on découvre que le “con” n’est pas vraiment celui que l’on croit.

Un scénario élémentaire, un lieu quasiment unique et surtout une très belle brochette d’acteurs. Voilà les ingrédients. Chacun des personnages est formidablement bien joué. Jacques Villeret en particulier, est tout simplement parfait dans son rôle, tour à tour imbécile, touchant ou humain. De même que Daniel Prévost, en contrôleur des impôts, excelle à nous faire passer du rire aux larmes en un clin d’œil.

Tout comme les comédiens, la mise en scène est incroyablement dynamique. Rien n’est laissé au hasard. Entre quiproquos constants, jeux de mots permanents, retournements de situations et passages grotesques, impossible d’échapper au fou rire. Le dîner de cons est un de ces rares films débordant de surprises dont on ne se lasse jamais.

Site web : Le dîner de cons sur Allocine.fr