Le port marchand qui s’étale sous le pont MacDonald barre l’entrée d’Halifax de poutres métalliques et de paquebots rouillés. Passé la froideur industrielle, les Historic Properties se dévoilent, sobres, presque austères. C’est dans la lumière de fin d’après-midi que les vieilles bâtisses révèleront le charme de leurs pierres ferriques donnant sur la baie, le long de Lower Water Street.
Ici, amarrés aux digues, les bateaux mal dégrossis lorgnent sur la réplique du Bluenose, la goelette de course ayant fait la gloire de la région dans les années 20. Les rares badauds font de même et profitent de la sérénité du lieu dans la fraîcheur du mois de mars.
Quelques blocs derrière la baie, des maisons aux jolies couleurs comme il se doit dans la région, et voilà le centre-ville. Le long de Barrington Street et Spring Gardens Road, se déroule un cortège de petits magasins, de bars et de restaurants. Juste assez pour flâner, trop peu pour se vanter et c’est avec plaisir que l’on y croise de nombreux promeneurs qui font vivre le quartier.
Mais qu’on ne s’y méprenne, la petite ville paisible ne manque pas de relief. Le vieux cimetière Old Burying Ground, les églises anciennes et autres Clock Tower nous racontent, bienveillants, les histoires de la ville. Quant à la Citadelle, juchée sur sa colline en centre-ville, elle nous offre le récit désuet des batailles anglo-françaises.
Une ville portuaire tranquille, dépouillée de tout faste, dans laquelle chacun flâne sans s’occuper du reste. Entre bâtiments insolites, calme des flots et sérénité ambiante, Halifax est une petite ville agréable sur laquelle le temps n’a pas d’emprise.

Site web : www.halifaxinfo.com


C’est l’histoire de Pierre et le Loup. Dans la montagne de Rigaud, entre Ottawa et Montréal, se cache la cabane de Pierre. Construite de bois centenaire, authentique et robuste, elle se mêle à la forêt d’érables. Vers le mois de mars, Pierre, sa grosse barbe blanche et son air bourru quittent la cabane accompagnés d’une belle louve âgée de deux ans. Pierre fait des petits trous dans le bois et attache des seaux qui se remplissent goutte à goutte. Il collecte l’eau d’érable pour en faire un bon sirop. La cabane de Pierre à un nom, elle s’appelle la Sucrerie de la Montagne.
Mais le secret, c’est d’y aller avant ce remue-ménage. Quand il n’y a encore personne et que la louve vous accueille, majestueuse entre les arbres noirs dressés vers le ciel. C’est une entrée en matière comme il y en a peu. Dans la petite salle à manger, à côté des cuisines, vous dégusterez le fabuleux repas, comme les autres gourmands. Mais vous, vous aurez la compagnie de Pierre. Le bonhomme rude et charismatique, vous racontera comme il a roulé sa bosse et jouera de son allure atypique. Vous mangerez aux côtés de la louve, inquiétante mais familière. Dans la chaleur du feu de bois, vous vous émerveillerez de la magie de ce monde parallèle.
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